Le 6 mai, l’Institut Confucius de l’Université Libre de Bruxelles a organisé avec l’Académie des beaux-arts du Sichuan, le Centre d’Etude supérieure de l’Encre de Chongqin), et le Musée royal de l’histoire de l’art, l’événement INK BRUSSELS 2019. L’activité s'est ouverte à l’Académie d’architecture de La Cambre Horta de l’ULB. La cérémonie d'ouverture était animée par le Dr Wei Liya, conservateur en chef. Dans son discours, M. Ken Ndiaye, échevin de la Culture du district de Ixelles, a déclaré que Bruxelles était une ville multiculturelle et inclusive. Il a fait part de ses espoirs sur le fait que cette exposition participerait de manière active à ce multiculturalisme. Mme Lu Xiaohong, directrice de l'Institut Confucius de l'Université libre de Bruxelles, a également exprimé son admiration pour la dimension artistique de l'exposition et espère que cet espace étonnant stimulera le partage entre la culture chinoise et occidentale.

 

 « Paysage écrit / Ecriture peinte »: Brussels Ink Week 2019, est une exposition collective d'artistes utilisant de l'encre qui combine calligraphie contemporaine et peinture de paysages. Cette exposition a réuni des calligraphes et des peintres chinois utilisant principalement l'encre et le papier comme moyen de création. A travers la (dé)construction de l’écriture et de la peinture, les artistes tentent de créer une image calligraphique de la peinture de paysage, et de nous faire partager une expérience unique du langage et des gestes. Il s’agit d’une expérience progressive, qui inclut un point de vue Occidental sur un groupe d’artistes contemporain et de calligraphes, qui, séparés de la pratique de l’art traditionnel, ont leur propre manière d’explorer l’art abstrait.

 

Dans la section exposition du paysage, une partie était consacrée à la nature, et une autre à la culture, toutes basées sur l'essence de la peinture de paysage. Le paysage n'est pas regardé ou dessiné, mais est lu ou écrit. Entre ses montagnes et ses rivières, cette série d’expérience nous amène à explorer le caractère multiple de la nature. Ces œuvres, l’utilisation de leurs matériaux, de leurs outils si particuliers, les postures pour les réaliser, ainsi que de la maitrise de la géométrie de l'encre et de l'eau en font des œuvres profondes.

 

La Ink Week comptait quatre expositions satellites  : La résidence d’artistes ODRADEK: une exposition de groupe, basée sur le dialogue interculturel de la pratique occidentale et chinoise de l’encre, supervisée par les curateurs, Simone Schuiten et Kiran Katara;une exposition de l’artiste Qu Leilei dont le curateur était Rosalie Fabre;une exposition de groupe intitulée « l’art qui nous intéresse » sur le matériel d’écriture, et le dessin avec pour curateur Anne-Catherine Kenis;ainsi que l’exposition « projet nouvelles pierres dorées » (qui utilise une technique permettant de copier de l'encre d'une inscription en pierre par frottement sur du papier), exposé par Lithic Impressions, une la galerie d’art chinoise, et du Musée royal de l’histoire de l’art.

Pendant la semaine du 6 au 11 juin, l’exposition artistique sur l'art abstrait de la calligraphie et de la peinture chinoises ont non seulement été présentées au public belge, mais ont aussi permis à ces derniers de communiquer directement avec les artistes et les spécialistes invités.  Cette tournée artistique est devenue un pont entre les artistes, les conservateurs et les institutions académiques et culturelles de la Belgique.